Film du Jour : Charlie et la chocolatrie de Tim Burton

L’histoire :

Charlie Bucket est un petit garçon plein d’espoirs. Tous les soirs, il s’endort en admirant la façade de l’usine de Willy Wonka, chocolatier génial. Mais pour Charlie, le quotidien est difficile, surtout depuis que le père a perdu son emploi. Un jour, Willy Wonka décide de faire découvrir son usine magique, que personne n’a vue depuis des lustres, à cinq enfants du monde entier. Celui qui découvrira l’un des cinq tickets d’or que Willy Wonka a caché dans les barres de chocolat de sa fabrication gagnera une visite dans sa fabrique de chocolat. Alors que quatre d’entre eux ont été découverts, Charlie se voit offrir par ses parents l’unique barre chocolatée à laquelle il a droit tous les ans…

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Mon avis :

Tim Burton est un de mes réalisateur préféré, Charlie et la chocolatrie est selon moi un des meilleurs de ces meilleurs film (même si presque tout ces films sont excellents).

Drôle et amusant en plus d’être une leçon de vie, ce film est un véritable enchantement. Une dose phénoménale d’humour, une imagination débordante, une succession de délires en tout genre, un Johnny Deep épatant voici ce qui fait le charme de ce film destiné aux petits et grands. Dans « Charlie et la chocolatrie » qui adapté du classique de la littérature pour enfant écrit par Ronald Dahl (que je n’ai pas lu), Tim Burton arrive à nous faire redécouvrir notre âme d’enfant en nous nous plongeant dans un monde magnifique qui ne peut que nous faire rêver.

Interview de Tim Burton sur Charlie et la Chocolatrie (Allo ciné) :

Pourquoi avoir choisi d’adapter à l’écran CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE et non pas une autre nouvelle de Roald Dahl, plus noire et donc plus proche de votre univers ?

Tim Burton : J’ai lu CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE alors que j’étais très jeune. Ce livre a eu, sur moi, une énorme influence. C’est quelque chose qui m’est resté depuis tout ce temps. Je crois que ce sont les premières choses de la vie qui nous marquent à jamais. Roald Dahl est, avec le Docteur Seusse, un des rares écrivains à avoir su s’adresser aux enfants.

Willy Wonka (incarné par Johnny Depp à l’écran) est-il la synthèse de tous les personnages excentriques que vous avez pu filmer précédemment ? Vous sentez-vous plus proche de Willy ou de Charlie ?

TB : Je travaille avec Johnny depuis EDWARD AUX MAINS D’ARGENT. Chaque fois, il essaie plein de trucs différents. Il est très brillant ! Il me fait penser à Lon Chaney, un acteur du début du siècle dernier qui aimait se transformer à chaque nouveau rôle. Il met un peu de ci et un peu ça : une pincée d’Ed Wood et un zeste d’Edward aux mains d’argent. Il s’inspire de ses expériences passées et crée un nouveau personnage excentrique. A part ça, j’espère ne pas trop ressembler à Willy Wonka. Sauf à considérer son déficit affectif et sa peur pour tout ce qui relève du contact humain. Charlie représente davantage ce vers quoi je tends. Il est d’une simplicité et d’une gravité sans équivalents. C’est sans conteste le plus grand trésor qui existe aujourd’hui en ce monde.

Quand on réalise un film pour enfants, y pense-t-on sans arrêt ou, au contraire, évacue-t-on cette dimension-là pour finalement ne faire que le film qu’on a envie de faire ?

TB : Je ne pense jamais à ça. Sûrement parce que je suis émotionnellement sous-développé (rires). Je n’ai jamais réfléchi en terme d’enfants ou d’adultes. Le roman écrit par Roald Dahl comprend différents niveaux de lecture et chacun peut y trouver son bonheur quel que soit son âge. Je n’ai jamais fait de films en fonction d’une cible.

Lorsque l’on travaille sur un film visuellement très chargé, cette richesse s’avère-t-elle contraignante du point de vue narratif ?

TB : Non, en fait cela aide beaucoup. Bien sûr, un film doit être bien fait mais pour moi, ce sont les personnages qui priment, d’autant plus quand il s’agit d’enfants. Plutôt que de les mettre devant un fond bleu pendant six mois et de leur demander de jouer dans le vide, nous avons pioché ici et là dans le livre et avons construit tout un environnement, dont certains décors à 360 degrés. Nous leur avons offert une immersion totale. Au final, les personnages y ont gagné en crédibilité. En cela, ce n’était pas une contrainte.

Dans votre film, de multiples flash-back mettent en scène Willy Wonka avec son père. Ceux-ci n’existent pas dans le livre. Est-ce là une manière d’imposer votre propre style ou s’agit-il d’une thématique qui vous est chère ?

TB : Ces séquences ne sont effectivement pas dans le livre mais nous avons pensé que, dans un film, lorsque le public voit un personnage excentrique à l’écran, il veut savoir pourquoi il est excentrique. Il a besoin de comprendre. De disposer d’un contexte. Nous avons veillé, malgré ces quelques ajouts, à garder l’humour et l’esprit du travail de Roald Dahl.

 

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