Emmanuel Maurel tire son épingle du jeu lors du débat pour le poste de Premier secrétaire du PS

Hier soir (7/03/2018) était organisé sur LCI un débat entre les quatre candidats postulants au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste.
 
 
Il a imposé dès sa minute d’introduction la ligne du « socialisme décomplexé », qu’il s’est ensuite employé à tenir pendant 1h45 de débat.
 
L’eurodéputé était peut-être le moins connu des quatre candidats à la tête du PS invités à débattre mais il a aussi été le plus cohérent et le plus à l’aise.
 
Seul candidat à mentionner les ouvriers en préambule, il a ensuite martelé les fondamentaux de son parti :
une « opposition frontale » à Emmanuel Macron qui « n’a jamais été de gauche, sauf peut-être quand il était lycéen et faisait du théâtre » ; une volonté de parler à toute la gauche, y compris les insoumis, puisque « je suis de gauche et rien de ce qui est de gauche ne m’est étranger » ; une obligation pour le PS de se positionner sur « le social ».
 
« Simple, basique« , a-t-il résumé, citant le rappeur Orelsan après avoir invoqué, pêle-mêle, le poète latin Térence et François Mitterrand.
 
Visiblement à l’aise dans l’art de la joute oratoire, toujours très calme et soigneux sur ses punchlines « Quand on dit d’une chose que c’est un tabou de gauche, en réalité c’est que c’est un totem de droite« , Emmanuel Maurel avait un énorme avantage sur ses trois adversaires : celui de ne pas avoir à se justifier sur le quinquennat de François Hollande.
 
À l’époque, lui soutenait déjà les frondeurs socialistes qui souhaitaient un virage à gauche, s’opposait déjà à la loi El Khomri. Il était donc aisé pour lui de réclamer des abrogations à tour de bras ou des inflexions de la politique européenne. « Si les militants socialistes me choisissent, ce sera un signal envoyé aux Français qu’on a déçus« , a-t-il conclu.
 
En face de lui, Stéphane Le Foll a tenu sa ligne « hollandaise » et le débat c’est souvent résumé à un face à face avec Emmanuel Maurel. Tendus, Luc Carvounas et Olivier Faure ont plus difficilement tenté de défendre leur candidature de rassemblement.
 
D’après de nombreux éditorialistes et journalistes Emmanuel Maurel est sorti vainqueur de ce débat.
 
Clair sur le bilan, constant dans ses prises de positions, opposition ferme à la politique de droite de Macron, déterminé à unir la gauche…
 

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