Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme

Le 2 avril est la date de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

En France environ 650.000 personnes seraient atteintes d’autisme soit près d’une personne sur 100

Dans notre pays, une naissance sur 100 est touchée par les TSA (Troubles du Spectre Autistique).

 

De grandes difficultés pour communiquer

L’autisme est une maladie infantile qui résulte d’un trouble neurologique qui provoque un défaut de transmission entre la réception et le traitement des informations.

De ce faite, les personnes autistes ont des grandes difficultés pour s’adapter à un environnement social et ne parviennent que très difficilement à communiquer avec leur entourage.

Les personnes autistes ressentent des émotions. On observe des cas de dépression ou d’anxiété avec une phobie du changement par exemple.

En revanche, ils ont plus du mal à décoder les codes sociaux et souvent incapables de se mettre à la place de l’autre.

 

Manque de structures

Il existe trop peu de structures adaptées en France.

Par exemple, seulement 20 % des enfants autistes sont scolarisés, contre 80% en Suède.

Les parents ne peuvent compter, le plus souvent, que sur eux-mêmes et leur entourage.

En France, moins de 1% des adultes autistes ont aujourd’hui un emploi.

 

Comment détecter les premiers signes

Les premiers signes pour détecter une forme d’autisme sont présents dès l’âge de 18 mois, en étant très attentif. Si l’enfant ne regarde pas dans les yeux, par exemple.

A 2 ans, avec l’apparition du langage, et vers l’âge de 12 ans, au moment de l’entrée au collège, à travers le manque d’interactions sociales avec ses camarades.

 

L’autisme touche plus les garçons que les filles

On ne sait pas l’expliquer, mais il est vrai que l’autisme touche davantage les garçons que les filles : quatre garçons pour une fille.

Pour le syndrome d’Asperger (autiste de haut niveau), c’est une fille pour huit garçons.

Cela peut s’expliquer par le fait qu’on dépiste plus difficilement cette pathologie chez les personnes de sexe féminin.

 

Educateur spécialisé de formation, j’ai déjà travaillé auprès d’enfants, adolescents et adultes autistes.

Voici ce que j’ai pu observer à l’occasion de ma formation :

Différents troubles sont présents dans le comportement des personnes autistes, il y a souvent selon les personnes, des difficultés de socialisation, troubles du comportement, troubles relationnels, troubles de la communication, troubles moteurs, déficience de contrôles naturels, troubles ou déficience de la pensée, troubles de l’organisation spatiale et temporelle.

Savoir se laver, aller aux toilettes seules, manger proprement … n’est pas toujours acquis pour ces personnes. Il faut également prendre en compte leur niveau de handicap qui peut être vraiment très élevé chez certains autistes (difficulté à se déplacer, à manger seul…).

C’est beaucoup de travail pour faire progresser une personne autiste, de plus cette progression n’est pas définitive. Il peut il y avoir une forte régression suite à un évènement l’ayant perturbé (changement de personnel, décès d’un parent, problème psychologique…), il peut donc tomber à un niveau encore plus bas qu’il ne l’était auparavant.

Les personnes autiste essayent de communiquer à leur façon, ce n’est d’ailleurs pas toujours facile à comprendre, certains nous montrent leur besoin (WC, nourriture, eau…), pour d’autres c’est à nous de le voir. Il est très important de réfléchir avant chacun de ses gestes ou paroles envers ces personnes et il ne faut pas trop les brusquer. Par exemple il ne faut pas les toucher si nous ne connaissons pas à l’avance la réaction qu’ils peuvent avoir.

En effet, les personnes autistes ne réagiront pas tous de la même façon selon nos gestes ou nos paroles.
Ayant tous des troubles différents, il faut savoir adapter notre façon d’agir, de parler, d’expliquer les choses lorsque l’on travaille à leur contact sous risque de provoquer des réactions parfois dangereuses, aussi bien pour eux que pour nous.

Chacune de ces personnes est unique et possèdent aussi parfois des compétences que l’ont peut exploiter ( jardinage, autonomie pour ranger son linge …), nous pouvons nous servir de ces compétences pour les faire progresser.

 

Je vous invite également à voir le documentaire « Elle s’appelle Sabine » de Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste :
http://arnaudmouillard.fr/2016/01/27/elle-sappelle-sabine-le-documentaire-de-sandrine-bonnaire-sur-sa-soeur-autiste/

 

A lire :

Autisme : un site pour dédramatiser ce handicap https://www.francetvinfo.fr/sante/handicap/autisme-un-site-pour-dedramatiser-ce-handicap_2686320.html

 

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