Histoire :
Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Mon avis :
Il est des films qui ne se contentent pas d’être vus, mais qui se ressentent. Sacré Meilleur Film aux Oscars 2018, La Forme de l’eau s’impose comme une expérience sensorielle totale. Dès les premières images, la mise en scène magistrale de Guillermo del Toro nous plonge dans une immersion absolue, portée par une esthétique léchée et des décors de studio rétro d’une beauté renversante.
Le film repose sur un équilibre fragile et fascinant entre ses deux protagonistes. Sally Hawkins qui est éblouissante dans le rôle d’Elisa. Sans prononcer un mot, elle transmet une palette d’émotions d’une justesse rare avec face à elle Michael Shannon qui campe un Strickland charismatique et cruel, figure de proue d’une autorité implacable.
Plus qu’une simple romance fantastique, cette œuvre est un plaidoyer vibrant pour la tolérance et la bienveillance. Le récit nous rappelle qu’au lieu de craindre la différence, nous devrions la célébrer.
La Forme de l’eau apparaît comme le versant lumineux du Labyrinthe de Pan. Là où Del Toro explorait autrefois la noirceur du conte, il offre ici une fable qui fait un bien fou.
Ce film est un chef-d’œuvre visuel et émotionnel qui nous invite à poser un regard plus doux sur « l’autre », quel qu’il soit. Une célébration de l’amour sous sa forme la plus pure.
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