Dépendance : et si on instaurait une « journée de solidarité » financée par le capital plutôt que le travail ?

En réponse à Emmanuel Macron, qui n’est « pas contre » pour mettre en place une deuxième journée de solidarité destinée à financer la dépendance, Benoît Hamon propose l’instauration d’une «journée de solidarité des riches» et fustige, à juste titre, cette nouvelle journée « travaillée et non payée », qui ferait porter l’effort « sur les plus pauvres ».

Cette nouvelle « journée de solidarité » aurait pour but de participer au financement de la perte d’autonomie, le grand âge et la dépendance. Il s’agit de l’équivalent d’un nouveau lundi de Pentecôte non chômé, une réforme de Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre de Jacques Chirac, qui avait crée la cacophonie la plus totale après la canicule de 2003.

Le co-fondateur de Génération-s propose donc au chef de l’Etat de rééquilibrer sa politique avec en mettant «à contribution tous les revenus du capital, de la rente et de la spéculation» pendant une journée, en les dédiant au financement de la dépendance.

L’ancien candidat socialiste à la présidentielle, fustige cette idée symbolique de la politique de Macron «il faut prendre l’argent où il se trouve. Où ? Dans les poches des pauvres. D’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais ils sont les plus nombreux».

Et si pour une fois, Emmanuel Macron demandait un effort aux plus fortunés ?

Contre cette perte de pouvoir d’achat potentielle, instaurer une « journée de solidarité » financée par le capital plutôt que le travail, la spéculation plutôt que les salaires est en effet une une proposition bien plus juste.

 

D’après une caricature de Charb

 

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