Benoît Hamon aux côtés des salariés en grève de la faim au Centre Hospitalier du Rouvray

Benoît Hamon accompagné de membres de son mouvement Génération-s en Seine-Maritime ainsi que du député communiste Hubert Wulfranc, s’est rendu ce 29 mai 2018 auprès des grévistes de la faim au Centre Hospitalier du Rouvray près de Rouen.

Plus de 350 personnes étaient présentes : des agents hospitaliers, des familles de patients, des habitants solidaires aux côtés des sept grévistes de la faim qui ont cessé de s’alimenter depuis huit jours.

Ils dénoncent les difficultés d’accueil des patients (pour beaucoup admis en psychiatrie) et leurs conditions de travail rendues très difficiles au vu des budgets insuffisants accordés à leur établissement.

Depuis plus de deux mois un mouvement de grève a été lancé dans le troisième hôpital psychiatrique de France pour réclamer davantage de moyens. Plus de deux mois sans avancée, depuis la proposition initiale de la direction de recourir à cinq recrutements supplémentaires… là où les syndicats estiment à 52 le nombre minimum de postes supplémentaires « pour simplement fonctionner ».

Comme le témoigne Bruno, un de sept gréviste de la faim « Non, nous ne sommes pas désespérés mais, lorsque toutes les portes se ferment, il faut bien réagir. Je suis porté par une colère froide, mais bien réelle ».

Benoît Hamon a commenté cette situation en faisant ce constat réaliste « Faut-il que le dialogue social soit inexistant, la voix des salariés méprisée, pour que ceux-ci mettent en danger leur propre santé pour défendre celle des autres » (…) « Que des salariés soient obligés de se mettre en grève de la faim pour espérer être entendus et pouvoir faire correctement leur travail… C’est insupportable et indigne ! »

L’ancien ministre s’est engagé à faire pression auprès de la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour que les salariés « obtiennent les moyens de travailler correctement ».

L’ancien candidat PS à l’élection présidentielle juge inacceptable la position de la ministre de la santé, Agnès Buzyn :

 

Le soir même sur CNews, la ministre sortait enfin de son silence et évoquait la situation du CHR, mais sans évoquer de chiffres concrets.

Le très long silence d’Agnes Buzyn face à leur appel de détresse n’a fait que montrer le méprit du pouvoir en place face à des professionnels de la santé qui mettent en danger leur propre santé pour défendre celle des autres.

Je partage les propos de Benoît Hamon dans Paris Normandie : « Qu’en France, en 2018, on en arrive aujourd’hui à ne pas avoir d’autre choix qu’une grève de la faim en dit long sur la manière dont la parole de ceux qui sont sur le terrain est méprisée. »

 

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