Grève de la faim au Centre Hospitalier du Rouvray : plus de 15 jours de combat pour accueillir les patients dans des conditions dignes

Quatre des sept grévistes de la faim du Centre Hospitalier du Rouvray ont été hospitalisés « avec un caractère d’urgence ».
 
Pour dénoncer les conditions d’accueil des patients qu’ils jugent indignes, ils en étaient hier au quinzième jour de leur grève de la faim pour obtenir notamment la création de postes de personnels soignants.
 
L’Agence Régionale de la Santé (ARS) a fait plusieurs propositions : création d’une unité spéciale pour détenus et d’une autre pour adolescents. Elle n’a pas dit oui aux 52 postes d’aides soignants et infirmiers réclamés par les grévistes. Mais elle propose en revanche de retirer de l’activité à l’hôpital du Rouvray. Les syndicats doivent recevoir des propositions écrites, aujourd’hui en fin de matinée. Elle seront soumises au vote en assemblée générale en début d’après midi.
 
Il aura fallu plus de 15 jours de grève de la faim et que des personnes mettent leur santé en danger pour que la ministre de la santé, Madame Agnès Buzyn se rende compte de la situation. Elle proposait il y a peu encore un nouvel audit de la situation (coût : autour de 300.000 euros) alors que deux audits déjà réalisé en 2016 et 2017 mettaient en avant les besoins humains justement demandés par les syndicats…
 
La très longue réaction d’Agnes Buzyn face à leur appel de détresse n’a fait que montrer le méprit du pouvoir en place face à des professionnels de la santé qui mettent en danger leur propre santé pour défendre celle des autres.
Je leur apporte une nouvelle fois tout mon soutien.

 

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